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[ARTICLE] Age d’Or Ibérique, renouveau culturel

Pour un monde en Musique

[ARTICLE] Age d’Or Ibérique, renouveau culturel

Image montrant des conquistadors en marche

Espagne, 1469. Cette année marque l’unification du pays par le mariage de Ferdinand II d’Aragon et Isabelle 1ère de Castille. De part cette union, le renouveau culturel du pays se produit touchant de nombreux autres domaines que la Musique. Certains compositeurs sont parmi les premiers dans ces changements radicaux : Juan de Anchieta (1462 – 1523), Francisco Peñalosa (1470 – 1523) et Juan del Encina (1468 – 1529) sont considérés comme les fondateurs du renouveau musical de la Musique Espagnole de cette époque. Ils apportent leur contribution dans les compositions de chants polyphoniques, de messes et de motets.

1516 est aussi une grande date clef pour la Musique Espagnole de l’époque. En effet, Charles Quint, monte sur le trône. Élevé en Flandres, et très intéressé par l’art, il incite ses compositeurs de sa Cour à entrer en contact avec les savoirs musicaux d’Occident. Durant cette période, nous pouvons voir la fusion de l’école Franco-Flamande avec les procédés locaux. Mateo Flecha l’Ancien (1481 – 1553) illustre bien ce nouvel arrivage musical qui s’immisce à l’époque avec l’intégration des influences Françaises dans “Ensalada”, qui signifie littéralement “salade” démontrant bien le mélange de mélodies populaires, cris de rue et plain-chant latin. L’assimilation de la technique de composition continue est de mise également.

D’autres compositeurs comme Cristóbal de Morales (1500 – 1553), Fransisco Guerrero (1528 – 1599) assimilent la technique du “canon” et de l’imitation, selon laquelle une phrase mélodique est répétée après une brève pause tandis que les voix se superposent ou se mêlent au contrepoint. Morales et Guerrero étaient formés dans la cathédrale de Séville, mais d’autres compositeurs se formèrent dans le reste de l’Occident depuis l’ouverture de l’Espagne sur ce dernier. Thomàs Luis de Victoria par exemple pour ne citer que lui, passa la plus grande partie de sa vie à Rome. Tous écrivirent de la Musique Sacrées et furent célèbres même en dehors d’Espagne, dans une grande partie de l’Europe Chrétienne.

Quelques compositeurs Espagnols : Sebastián de Vivanco (1551 – 1622), Alonso Lobo (1555 – 1617), Juan de Esquivel – 1560 – 1625) ou d’autres Portugais comme Manuel Cardoso (1566 – 1650) et Filipe de Magalhães (1571 – 1652) composèrent principalement pour les cathédrales en construction partout dans le Nouveau Monde. Ce même Nouveau Monde apporta énormément de richesse aux Empires Espagnols et Portugais, cependant, l’effondrement de leur puissance au fil du temps marque la fin de l’Age d’or de la Musique Polyphonique Sacrée, qui se traduit encore quelques siècles après par l’absence flagrante de nouveauté au sein des répertoires musicaux des Eglises Portugaise et Espagnoles. Les œuvres créées à cette époque de renouveau musical seront encore inscrites comme répertoire de base tout au long du XVIII ème siècle.

Tableau de Charles Quint [Source]

Lors de la conquête du Nouveau monde par les florissantes puissances de la péninsule Ibérique, moines et missionnaires utilisèrent la Musique pour évangéliser plus facilement les peuples indigènes. Pedro de Gante (1480 – 1572), moine franciscain et cousin de Charles Quint, utilise également la Musique pour aider les conversions. Des rapports écrits de l’époque montre que les indigènes sont très réceptifs à cette méthode et même plutôt doués dans le domaine musical. Gante lui même dit à Charles Quint à propos de chanteurs Mexicains si doués “ qu’ils pouvaient chanter dans la chapelle de Votre Majesté si bien qu’il fallait le voir pour le croire”.

Les nouvelles églises et cathédrales en construction sur le sol Américain offrent emplois aux facteurs d’instruments et travail aux musiciens et chanteurs. Grâce à la technique de l’Imprimerie encore assez récente même à l’époque, les ouvrages musicaux sont expédiés plus rapidement qu’à l’époque de la transmission des œuvres de façon manuscrite. Ces ouvrages atteignent le Mexique, le Pérou, les Philippines, et toutes les partie des territoires contrôlées par les Espagnols et Portugais. C’est ainsi, en synthétisant brièvement, que la culture Occidentale et plus particulièrement Espagnole fut absorbée par les peuples indigènes de ces territoires et adaptée en fonction de leurs traditions et sensibilités locales.

Durant le XVIIème siècle, l’importante du statut de la Musique Sacrée laisse peu à peu sa place à celui de la Musique de Scène, bien plus attractive même si de très grandes œuvres de Musique Sacrée sont encore largement publiées durant cette période. Cependant, “Comedias”, “Corrales”, ou chansons solo ou duo, choeurs et musique instrumentale se vulgarise à l’ensemble du peuple, notamment avec l’utilisation massive de la guitare, déjà populaire au XVIème, mais qui dominera largement dans l’Aristocratie.

Les oeuvres majeure de cette période d’Age d’or Ibérique sont les suivantes :

Musicalement, Studio ROGZ.

SOURCES:

Image de couverture:https://www.thoughtco.com/armor-and-weapons-of-spanish-conquistadors-2136508

Livre “L’Histoire Illustrée de la Musique” Edition Gründ.

 

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