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[ARTICLE] Balalaïka, une « guitare » très Russe

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[ARTICLE] Balalaïka, une « guitare » très Russe

 


Assez peu connue en Occident, la Balalaïka est pourtant très prisée dans les régions Slaves et Russes. C’est un instrument Russe, qui a pour ancêtre la Domra Tatare amenée au XVIème siècle par ce même peuple en Russie. Il s’agit d’un Luth à manche long, avec une caisse de résonance hémisphérique à l’origine et qui deviendra plus tard triangulaire pour faciliter sa fabrication. C’est d’ailleurs une forme atypique, caractéristique de la Balalaïka. Elle se joue le plus souvent au doigt, et parfois au plectre (ou médiateur). Il s’agit ici d’un instrument emblématique de la Russie.

Cet instrument possède une sonorité unique,il sonne très bien “à la Russe”. Il est principalement employé en Russie (et ex URSS) ainsi que dans certains pays d’Europe Centrale pour interpréter des musiques folkloriques, baroque, moderne et contemporaine et même du Jazz (surtout en Jazz Manouche). Elle accompagne les chants et les danses, et parfois même se trouve dans certains opéras

De la famille des cordes, elle ne possède environ qu’un octave et demi par instrument (nous verrons les différents types de Balalaïkas). Traditionnellement elle était constituée d’une caisse en bois, de cordes en aciers, ou en boyaux. Désormais avec les progrès techniques, les matériaux ont changés, les cordes de nylon ont par exemple remplacé celles en boyaux et l’on trouve même des Balalaïkas électriques. Selon les modèles existants, les dimensions sont très variables, mais plus l’instrument est grand, plus il produira un son grave.

La Balalaïka, quelque soit son type, possède un manche à frettes comme pour les guitares. Contrairement aux guitares, son ouïe (le trou dans la caisse de résonance) est bien plus petit et sa caisse de résonance n’est pas plate, mais légèrement arrondie. Il es tassez rare que l’instrument reçoive un protège table, mais il n’est pas impossible d’en trouver sur des instruments de bonne confection. La Balalaïka possède 3 cordes, dont deux accordées sur la même tonalité. Les cordes sont rarement toutes en métal, généralement, la Balalaïka comporte une corde en métal, et deux cordes en nylon.

 

Schéma d’une Balalaïka classique [Source]

DIFFÉRENTES QUALITÉS:

  • Balalaïka pour enfant (et touriste) : puisque les Balalaïkas sont un emblème Russe, il n’est pas rare que des modèles soient vendus comme souvenirs. Il s’agit la d’instruments rudimentaires, servant plutôt de décorations et de découvertes que de réels instruments à proprement parler. Une grande partie des ces Balalaïkas ont été produites pendant les J.O. de 1980 en Russie et sont même reconnaissables par l’inscription “Москва 80”.

 

  • Balalaïka d’étude: La qualité standard, reconnaissables à leurs protège table que les Balalaïkas de décoration n’ont pas. Elles sont plus chères bien sûr, mais possède une qualité sonore bien plus intéressante et sont plus résistantes.

 

  • Balalaïkas de luthiers: Bien plus coûteux que les modèles précédents, ils sont aussi bien plus intéressants que ce soit pour leurs décorations (protèges tables gravés, grain du bois, ornements etc) et sont destinés à des musiciens confirmés.

 

DIFFÉRENTS TYPES: comme pour les violons, les Balalaïkas sont rangées en catégories, il en existe 7.

  • Balalaïka piccolo (la, la, ré) : comme elle possède un son pénétrant malgré sa petite dimension, la piccolo permet d’exécuter beaucoup de variations à une vitesse prodigieuse. Elle est rarement utilisée et on la retrouve surtout dans des petits orchestres.
  • Balalaïka prima (mi, mi, la) : c’est la plus jouée de toutes les balalaïkas. Comme elle possède une grande efficacité technique, elle permet de jouer rapidement, tout en produisant un son fougueux. C’est la seule à être jouée au doigt sans médiator.
  • Balalaïka secunda (la, la, ré) : un peu plus grosse que la prima, elle sert principalement à accompagner un orchestre.
  • Balalaïka alto (mi, mi, la) : légèrement plus grande que la secunda, elle sert, elle aussi, à l’accompagnement.
  • Balalaïka basse (mi, la, ré) : dans un orchestre, elle joue des sortes de cliquetis marquant l’harmonie et la rythmique pour l’accompagnement d’une mélodie vocale.
  • Balalaïka contrebasse (mi, la, ré) : plus grande que la précédente, elle occupe la même place dans un orchestre que la basse sauf que celle-ci ne fait pas de cliquetis dans l’harmonie, mais un son plus grave.
  • Balalaïka subcontrebasse(mi, la, ré) : c’est le plus grand modèle de balalaïka et a la même fonction que la contrebasse sauf qu’elle est plus grosse que celle-ci.

 

Si vous souhaitez voir et écouter une Balalaïka en action:

https://www.youtube.com/watch?v=pHMpzGqqMpo

https://www.youtube.com/watch?v=XWWF7EsJYbE

https://www.youtube.com/watch?v=HU7oqkJeItQ

 

Musicalement, Studio ROGZ.

 

 

  • SOURCES:

http://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/7-Balalaika.html

Images: http://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/7-Balalaika.html

 

 

 

 

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