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[ARTICLE] Billie Holiday, figure du Jazz Vocal

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[ARTICLE] Billie Holiday, figure du Jazz Vocal

Billie Holiday chantant du Jazz dans un microphone ancien


S’il y a bien une phrase à retenir de la vie de Billie Holiday ce serait sans doute celle-ci : « Sans l’émotion tout ce que vous faites n’est rien ». Considérée comme une des meilleurs chanteuse de Jazz de tous les temps, Billie Holiday représente aussi un véritable espoir de par son parcours ralliant une vie très défavorisée à une gloire mondialement reconnue mais aussi une lutte désespérée contre ses propres démons. C’est à Philadelphie que naît Holiday, le 7 avril 1915. Toute sa vie, Holiday elle lutta contre la misogynie de la société, contre le racisme et ses problèmes personnels qui malheureusement la conduiront à une dépendance à l’héroïne.

Auteur et interprète de chansons, elle se fit connaître principalement grâce à la profondeur des émotions qu’elle apportait par le biais de ses textes sombres et poignant comme « Strange Fruit », ou « Gloomy Sunday ». Elle était également dynamique et inventive. Douée d’une expression et un sens rythmique impressionnants, Holiday fit progresser ses chansons d’amour à de véritables œuvres d’arts. Elle eût une jeunesse difficile, son père ne joua par exemple aucun rôle dans son éducation. Enfant, elle était connue sous le nom d’Eleonora Fagan. Après l’insouciance de son père, c’est sa mère qui, dans la plus grande pauvreté l’abandonna chez des parents à Baltimore dans les premières années de sa vie où on pense qu’elle a subit des abus sexuels durant son enfance. Elle fut même placée en 1925 dans une maison de correction catholique suite à de nombreuses absences à l’école, et devra attendre 1929 pour rejoindre sa mère à New York.

Ce serait dans les bars de Baltimore, avant de rejoindre New York qu’Holiday commence son éducation musicale, en écoutant jouer des musiciens et les premiers disques de Louis Amstrong et Bessie Smith. Elle devint ensuite chanteuse à Harlem (New York) lorsque qu’elle y avait rejoint sa mère à l’âge de 14 ans où elle y gagnait très mal sa vie comme serveuse, bonne et malheureusement prostituée. Elle prit le nom de Billie Holiday lors de ses débuts de chanteuse. Sa voix et son talent naturel la propulsèrent au Pod’s and Jerry’s, un bar qui servait de l’alcool pendant la grande Prohibition. C’est John Hammond, un riche amateur de Jazz qui la remarqua grâce à son timbre de voix un peu voilé, qui traquait les nouveaux talents pour la radio et le disque. Elle réalisa ses premiers enregistrements avec Benny Goodman, mais sa véritable percée se fait avec le pianiste Teddy Wilson à partir de 1935.

A ce moment là, la carrière de Holiday décolla, grâce à sa réputation grandissante, elle devint même vocaliste chez Count Basie, puis chez Artie Shaw. A cause de la ségrégation encore plus dure dans le sud des Etats-Unis, les tournées de Holiday au cours des années 30 – 40 furent cause de problèmes. Holiday ne resta pas très longtemps aux services de Count Basie et Artie Shaw, et en 1939, elle trouva une ambiance bien plus facile à vivre au Café Society, à Greenwich Village où la mixité raciale était plus importante. C’est ici qu’elle ajouta « Strange Fruit » à son répertoire. C’est à cette période également qu’elle chante « Fine and Mellow » et en 1941 « Gloomy Sunday ». C’est d’ailleurs cette chanson qui à fait d’elle une chanteuse considérée comme mélancolique, du fait du nombre impressionnant de suicides chez les auditeurs de cette musique. Pourtant elle chantait rarement le Blues, et son fond de commerce restant principalement des chansons d’amour et du Jazz où elle était très appréciée par les Jazzmen en raison de la souplesse de sa voix.

Au milieu des années 40, Holiday est devenue une chanteuse célèbre, et gagnait très bien sa vie, cependant ses problèmes personnels s’intensifièrent à mesure que sa fortune grandissait. En 1947, son addiction pour l’héroïne lui valut une accusation pour détention de stupéfiants et passa un an en prison. Peu avant en 1946, elle fit une apparition dans le film « New Orleans », mais cependant, ses dernières années de sa vie vont être tristes. Après sa libération, son casier judiciaire lui interdit tout engagement dan les clubs. Ses problèmes de santé et d’argent s’accumulèrent. Sa voix se détériora, de nombreux amis lui tournèrent le dos, quelques uns de ses collaborateurs lui restèrent néanmoins fidèles comme le saxophoniste Lester Young.

Enfin, démolie par l’abus d’alcool, de stupéfiants et de narcotiques, Billie Holiday contracta une cirrhose du foie, et décéda le 17 juillet 1959. Le 15 mai 1959 étant son dernier récital en public, au théâtre Phoenix à New York.

Les œuvres les plus représentatives de cette chanteuse sont :

  • Gloomy Sunday

  • Fine and Mellow

  • What a Little Moonlight Can Do

  • Blues are Brewin

  • Lover Man

  • Strange Fruit

Musicalement, Studio ROGZ.

 

 

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