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[ARTICLE] John Lee Hooker, influence du Blues

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[ARTICLE] John Lee Hooker, influence du Blues

John Lee Hooker jouant de sa guitare Blues


Ce chanteur et guitariste américain de Blues naît à Clarksdale aux Etats-Unis le 22 août 1917, et décède à Los Altos, toujours aux Etats-Unis le 21 juin 2011. Son style propre en a fait un des artistes les plus importants de la musique Blues et son influence fut très importante durant le XXème siècle.

Des divergences quant à sa date de naissance précise mettent le doute entre le 17 et le 22 août 1917. Il vient d’un milieu pauvre, et sa jeunesse est très difficile. Il est le dernier d’une famille de 11 enfants. Son père étant pasteur dans une église n’autorise que le Gospel comme seul contact musical pour sa famille. John Lee Hooker ne se familiarisera avec le Blues qu’à partir de 1921 lorsque sa mère se remarie avec Willie Moore, un ouvrier agricole accessoirement Blues-man à ses heures perdues, qui apprendra les bases de la guitares. Durant toute sa vie, l’artiste remerciera son beau-père pour ses enseignements. En 1923 son père meurt. A l’âge de 15 ans, John Lee Hooker fuit son foyer, et ne reverra jamais ni sa mère, ni son beau-père.

Ensuite, les sources sur sa vie diffèrent énormément, jusqu’en 1943 où il s’installe à Detroit, alors capitale de l’industrie automobile à l’époque, où il compte trouver exercer un métier d’ouvrier. Dans le même temps, il cherche à se trouver des représentations musicales dans les bars et bordels de la ville. Jouant au début avec une guitare assez faible, il adoptera rapidement des modèles électriques plus puissants qui permettront de faire face à ses difficultés à être entendu par le public dans les lieux bondés et développe un style un peu plus agressif. En 1948, il enregistre son premier disque “Boogie Chillen” qui en février 1949 se positionnera en numéro 1 dans les charts R&B du Billboard magazine.

Johnn Lee Hooker, jeune [Source]

A l’époque, les musiciens noires étaient très mal payés, et malgré le succès de ses disques, Hooker fut contraint de courir auprès des studios et des contrats, et devais parfois même enregistrer plusieurs fois le même morceau avec des variations minimes sous différents pseudonymes comme John Cooker ou encore John Lee Booker. Sa musique se caractérise par le fait qu’elle supportait très mal un accompagnement et Hooker jouait donc le plus souvent seul, en marquant les temps à l’aide d’une planchette de contreplaquée collée sous une de ses semelles. En novembre 1951, I’m in the Mood se classe no 1 des charts R&B du Billboard, pendant quatre semaines de suite.

La fin des années 50 est une période particulièrement dure pour les musiciens noirs de Blues puisqu’une grande partie de leur public Noir s’intéresse au nouveau Rythme & Blues qui apparaît dans ces années là et qui possède l’avantage d’être plus entraînant et dansant. En plus de ça, le marché étant très compartimenté (comme le reste de la société durant cette période de ségrégation) rendait le Blues assez inaccessible au public Blanc, n’arrangeant donc pas les choses pour les Blues-men. Une très grosse partie des carrières de ces Blues-men Noirs écroulèrent , celle de Hooker stagna mais il réussit tant bien que mal à se maintenir à flot.

Il faudra attendre l’arrivée des années 60 avec des musiciens anglais lors de la période du “British Blues Boom”comme les Rolling Stones ou Eric Clapton qui, par “redécouverte” du Blues, eurent un succès énorme aux Etats-Unis et permirent à sortir de l’oublie quantité de musiciens de Blues légendaires dont John Lee Hooker. Lors du “American Folk Blues Festival” John Lee Hooker, qui ayant l’habitude d’être plutôt étonné fût réellement étonné du triomphe provoqué par son public. Dans les années 70, sa carrière décolle et il commence à être connu mondialement.

En 1980 il joue son plus gros tube “ Boom Boom” en live dans le film “The Blues Borthers” alors que traditionnellement, les autres films musicaux utilisent le playback pour se faire. Dans l’année 1989 il se joint à d’autres musiciens prestigieux comme Carlos Santana et Keith Richards pour sortir l’album “The Healer” pour lequel il recevra un Grammy Award du meilleur album de Blues Traditionnel.

Durant la fin de sa vie, Hooker s’installe à San Fransisco, ville dans laquelle il ouvre un club de Blues appelé “Boom Boom Room”. Il tomba malade en 2001 juste avant sa dernière tournée en Europe, et décède à l’âge de 83 ans.
Pour tous les amateurs de Blues, quelques liens utiles:

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Musicalement, Studio ROGZ.

 

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