Musique Irakienne

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Aujourd’hui Studio ROGZ te présente la Musique Irakienne. Assez peu connue, elle est pourtant un très gros morceau de l’Histoire de la Musique. En effet, l’Irak est un pays qui s’est développé sur les traces des premières grandes civilisations. Par conséquent, il sera difficile de faire le profil complet de la Musique Irakienne.

Cependant, un petit tour d’horizon est toutefois apporté ici afin de te faire découvrir un maximum de choses intéressantes. Commençons donc sans plus tarder.

Présentation

Carte du territoire Irakien

carte Irak pour situer l'influence de la Musique Irakienne

Mais tout d’abord, présentons l’Irak. Situé au Moyen-Orient, le pays est vu comme assez instable à cause des nombreux conflits qu’il subit depuis son indépendance en 1932 vis à vis du Royaume-Uni. 

En Occident, quand on pense Irak, on a tendance à penser Saddam Hussein et Guerres du Golf. Mais l’Irak ne se résume bien évidemment pas à cela.

En effet, l’Irak c’est aussi un peu plus de 40 millions d’individu réparti entre cultures Arabe, Kurde, Assyrienne, Yézidi et Turkoman. 

Toutefois, les Arabes sont largement majoritaires dans le pays. L’Islam, bien que partagé entre Chiisme et Sunnite est également largement dominant. Le pays est également voisin de l’Iran, de l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Koweit, la Turquie et la Jordanie.

Tout ce beau monde présume déjà d’une certaine diversité musicale bien qu’elle soit dominée par la Musique Arabo-Musulmane. Cela se ressent dans les caractéristiques d’une grande partie du répertoire musical Irakien. Mais ne nous étalons pas davantage sur la présentation du Pays, passons à son Histoire.

La position stratégique du territoire sera à l’origine de nombreuses batailles entre les grandes puissances du Moyen-Orient

Histoire rapide

Avant l'ère commune

Carte du Tigre et de l'Euphrate

Là aussi, il sera difficile d’évoquer toute l’Histoire du territoire actuel de l’Irak. En effet, l’Histoire de l’Irak très mouvementée, commence déjà avec celle de la Mésopotamie. Nous allons donc voir seulement en survol l’Histoire de cette région du monde.

Premièrement, c’est ici que la révolution Néolithique avec l’agriculture et la domestication s’opère (~7000 av. J.C) . De plus, c’est entre le Tigre et l’Euphrate que les premières civilisations Mésopotamiennes s’établissent. 

Ainsi, c’est en Irak que les civilisations parmi les plus anciennes voient le jour. Parmi celles-ci, nous pouvons citer la civilisation de Summer, de Babylone, d’Assur, d’Our, d’Uruk ou encore des Akkadiens pour ne citer quelles celles ci.

Même en se rapprochant vers notre ère, l’Histoire de l’Irak n’est pas de tout repos. Le territoire est disputé par les Perses Achéménides aux alentours du VIèmesiècle avant JC. Puis conquis par les Macédoniens et Grecs d’Alexandre le Grand. Vient ensuite les Séleucides, qui gardent la main sur une immense partie du Moyen-Orient de -305 à -64. Les Séleucides sont eux aussi issus de la culture Hellénique (Grecque). 

Lui succède l’Empire Parthe (247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.). Cette importante entité Iranienne, devient un centre culturel et commercial majeur. Un mélange culturel entre Perse, Grecs et différentes populations locales s’opère.

Après l'ère commune

Empire Sassanide (224 - 651)

Empire Sassanide

Cependant, avec les différents conflits opposant l’Empire Romain à l’Empire Parthe, ce dernier fini par s’affaiblir. Ainsi, une nouvelle entité le remplace de 224 à 651: l’Empire Sassanide. Ce dernier aura une très grande importance dans le domaine musical. 

En effet, il se sépare de la Musique Grecque pour poser les bases de la Musique Iranienne traditionnelle. De plus c’est sous l’Empire Sassanide que des musiciens comme Barbod le Grand se font connaître. Mais c’est ce dernier qui marque le plus l’Histoire de la Musique de ce territoire en inventant le premier système musical connu du Moyen-Orient: le Khosravani Royal

Une autre entité très importante dans la région de l’actuel Irak est sans conteste l’Islam. 

Expansion de l'Islam (622 - 661)

Expansion de l'Islam

En effet, l’arrivée de cette nouvelle religion amenée par les conquêtes Arabes du Moyen-Orient bouleversera la conception de la Musique Irakienne.

Dès 622, à la mort de Mahomet, l’expansion de l’Islam en grande partie par la conquête ne semble pas s’arrêter. Elle arrive en Irak par les conquêtes de Omar ibn al-Khattâb.

L’Islam remplace la religion du Zoroastrisme de l’Empire Sassanide. Différents califats se succéderont: Rachidun, Omeyyade, Abbasside etc.

C’est d’ailleurs sous le Califat Abbasside que Bagdad devient un centre musical important. Mais pas seulement, la ville est une des plus importantes de l’époque. 

Il faudra attendre la conquête brutale de l’Empire Mongol qui amène à la quasi destruction de Bagdad en 1258. La région ayant été déjà affaiblie par les conquêtes des Trucs Seldjoukides. Ensuite, les événements ne s’arrangent pas. En effet, plusieurs événements condamnent la région à s’appauvrir:

L’arrivée de la Peste Noire au XIVème siècle, décime la population. Mais il y a aussi la période entre le XVIème et XVIIème siècles qui marque le déclin de la région. Cette dernière est partagée entre les champs de batailles opposant Ottomans et Séfévides.

Avec la domination Ottomane, les routes commerciales entre l’Europe et l’Asie sont bloquées. Par conséquences, les Européens cherchent d’autres routes commerciales et découvrent l’Amérique. Le détournement des routes commerciales par les Portugais en direction des Indes donnent le coup de grâce. La région devient ainsi sans aucun intérêts économiques pendant plusieurs siècles.

Pétrole & Guerres

Pétrole et Guerre

La modernité apporte avec elle du bon, mais aussi du mauvais. Nous faisons un petit saut dans le temps, direction la Première Guerre Mondiale. Le jeu des alliances amène l’Empire Ottoman à combattre contre les Britanniques.

Les intérêts pétroliers sont menacés et l’Irak finira par être sous domination Britannique de 1918 à 1932. Ce n’est donc qu’en 1932 que l’Irak telle que nous la définissons naît. 

Déjà toute jeune, cette nouvelle entité n’est pas épargnée par les nombreuses guerres qui succéderont à la Première Guerre Mondiale.

La présence d’abondantes ressources en pétrole conduira à des combats pour son contrôle sous la Seconde Guerre Mondiale, puis à plusieurs reprises pendant les Guerres du Golf avec notamment le très célèbre Saddam Hussein.

Tu l’auras compris, l’Irak est une terre où de nombreux événements se déroulèrent. Jusqu’à encore récemment, la paix semble inaccessible dans cette région du monde avec l’arrivée de l’Etat Islamique (EI) depuis peu.

Mais ne nous attardons pas davantage sur l’Histoire du pays et passons à la section suivante.

Mais au niveau des influences?

Quelles influences marquent la Musique Irakienne?

Influences

Ok, donc nous avons établi un rapide profil de l’Irak, alors que peut on dire des influences dans la Musique Irakienne?

Pour faire très simpliste, nous pouvons dire que la Musique Irakienne est un mixe entre la Musique Perse et Arabe. 

Mais résumer de cette manière la Musique Irakienne serait amputer une grande partie de son Histoire. En effet, de par son passé la Musique Irakienne intègre différents éléments, en quantités plus ou moins grande d’autres civilisations.

Au sein même de la population Irakienne, des différences religieuses et ethniques conduisent à une certaine diversité musicale. 

Commençons par les influences Hélléniques. Suite à la conquête d’Alexandre en Orient, les instruments de Musique de la Grèce Antique ont pu, pour certains, s’immiscer dans la vie musicale Irakienne. Peut être la Gaïta? Mais rien de sûr.

On peut aussi noter une très faible présence de la Musique Yézidi. En effet, principalement présents en Iran, ils sont également installés en Irak. Leur Musique est assez différente de celle des autres populations d’Irak.

Drapeau du Kurdistan

S’il y a bien une minorité qui est plus influence que les autre minorités, c’est bien la minorité Kurde du pays. 

Sa Musique est principalement monodique, populaire et anonyme. Aussi, elle est principalement composée par des femmes. Son caractère est plutôt mélancolique, triste, mais quelques fois joyeux.

Elle se développe plutôt dans les parties rurales de l’Irak. À l’instar des troubadours Occidentaux ou des akyns Kazakhs, c’est le dengbêj qui se charge de diffuser la Musique Kurde de village en village.

Ainsi, les chansons se transmettent de génération en génération. Par conséquent, il arrive que l’accompagnement musical change d’une région à l’autre et ce, pour la même Musique.

Dans la Musique Kurde d’Irak, l’instrument n’a qu’un rôle secondaire. Ainsi, avec ses caractéristiques, la Musique Kurde se rapproche plutôt de la Musique Nomade qu’Arabe ou Perse. Très différente de la Musique Irakienne sédentaire, la Musique Kurde ajoute ainsi à celle ci des éléments de la Musique issue de la culture nomade.

La Voûte Taq e Kisra, à Ctésiphon

Arche de Ctésiphon

Bien évidement, l’Irak a passé une très grande partie de son existence sous la domination de la culture Perse. Ainsi, les influences sur la Musique Irakienne se font encore ressentir de nos jours.

Il faut toutefois nuancer la chose, la Musique Religieuse liée aux anciennes religions comme le Zoroastrisme ou le Mazdéisme ont disparu avec l’arrivée de l’Islam.

Les influences de la Musique Perse sur la Musique Irakienne se ressentent surtout au niveau des instruments.

La Musique Folklorique Irakienne s’inspire également d’une partie de la Musique Folklorique de ses voisins.

Musique Arabe & Islam

Comment parler de Musique Irakienne sans même parler de Musique Arabe et d’Islam? En remplaçant les anciennes coutumes, de nouveaux éléments musicaux voient le jour.

Ces éléments sont aussi communs dans les autres Musiques du Monde Arabe. Ainsi, des travaux de recherches menés par les orientalistes Européens Bruno Meissner et FH Weissbach mettent à jour des éléments identiques d’un pays à l’autre dans la région du Proche et Moyen-Orient.

L’ensemble des Musiques présentent ici présente l’utilisation de bourdons, une conception monodique et un système de maqâm. Certains instruments issus de la culture arabe sont également présents.

Mais alors comment se distingue la Musique Irakienne?

La Musique Irakienne assimile donc ses différentes influences et n’a pas peur de les modifier à sa guise. En effet, prenons le cas des Maqâmat. Ce système musical présent dans la Musique Arabo-musulmane se rapproche plus du système de  Râga de la Musique Indienne que des gammes et modes Européens. 

L’Irak a donc assimilé le système de Maqâm Arabe et possède aujourd’hui 70 Maqâmat distincts. Ils sont par ailleurs inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2008.

Ainsi, le système des Maqâmat Irakien se rapproche plus de ceux de l’Ouzbékistan et de l’Azerbaïdjan que les autres du Moyen-Orient.

Il faut aussi noter les influences de la Musiques Juive, bien que mineures sur la Musique Irakienne. De nos jours, c’est surtout la Musique Occidentale qui pose son empreinte sur le pays. La Musique Irakienne a aussi du mal à s’étendre en dehors de sa zone géographique. Voilà, en très gros, les influences qui ont fait émerger la Musique Irakienne.

Genres Musicaux

Avec toutes ces influences, il est évident que la Musique Irakienne évolue dans de nombreux genres musicaux différents. Mais comme à l’habitude, n’étant pas possible de définir une liste exhaustive de tout ce panel de genres musicaux, Studio ROGZ en a sélectionné certains:

Quels genres musicaux en Irak?

Genres musicaux

L’ensemble de la Musique Irakienne semble être principalement inscrite entre la Musique savante, Populaire et Folklorique. La Poésie est aussi très présente

Ainsi, parmi ces genres nous pouvons noter :

Nawba:

Le genre musical Nawba est très important dans la Musique Arabo-Andalouse, mais initialement, provient d’Irak. Il est introduit dans le sud de l’Espagne à la fin du VIIème siècle par Ziryâb. Littéralement, Nawba signifie « c’est mon tour ». Ainsi le genre musical s’exprime en une suite de mouvements vocaux et orchestraux. Il est assez différent entre l’Irak et l’Andalousie ou encore au Maghreb.

Qasida

La Qasida est plutôt une forme poétique qu’un genre musical. Elle voit le jour en Arabie, avant l’avènement de l’Islam. Pour être plus précis, la Qasida est poème lyrique en vers sans strophe, accompagné de Musique. Lié à la Musique Bédouine, elle s’intègre très vite à la Musique Perse pratiquée en Irak.

Mouachah:

Le Mouachah est lui aussi un genre musical plus proche de la Poésie que de la réelle Musique. Le Mouachah apparaît dans le territoire Al-Andalus au XIème siècle, en Espagne, mais se répand dans le reste du califat. De nos jours, le Mouachah se mélange au répertoire du Nawba.

Parmi les nombreux autres genres musicaux, nous pouvons aussi brièvement évoquer les danses populaires Dabkas ou encore les chants Halahils interprétés par les femmes lors des mariages. Le Tasqim est quant à lui une improvisation instrumentale tandis que Doulah est un prélude instrumental. D’autres genres musicaux issue d’autres cultures musicales comme le Bachraf ou le Samaï. Ces deux derniers étant originaires de Turquie. Nous pouvons aussi évoquer le Tahmilah, qui lui a une origine Egyptienne.

Tout les genres musicaux mentionnés ici ne sont qu’une petite partie de l’éventail musical que possède la Musique Irakienne. En effet, les mélanges entre les genres sont fréquents et réels, ce qui rend leur identification précise assez difficile.

Instruments de la Musique Irakienne

Comme les influences historiques, religieuses et sociales sont présentes tout au long de l’Histoire Irakienne, son éventail instrumental est lui aussi très divers. Mélangeant les des cultures Perses, Arabes, Grecques, Juives ou encore Turques, la Musique Irakienne présente de nombreux instruments. Ainsi, parmi les nombreux instruments encore utilisés en Irak, nous pouvons évoquer :

Aérophones

Le Nay est un instrument aérophone, de type flûte monocalame, aux origines très lointaines. On le date de l’époque de Sumer, aux alentours de 2800 avant JC. Le Nay est encore largement utilisé dans l’ensemble de la Musique Arabe mais aussi dans la Musique Irakienne. On peut ainsi dans de nombreux autres pays comme l’Égypte. Cette flûte à embouchure terminale est traditionnellement constituée en roseau. 

Mais en général, il mesure entre 50 et 90 centimètres de long. Différents types de nays existent. Le Nay Turc ou encore Iranien présentent leurs particularités. Le gros point commun entre tout les nays réside dans la technique de jeu. En effet, cet instrument est assez difficile à maîtriser. Son utilisation se rapproche d’ailleurs plus d’une flûte traversière que d’une flûte à bec.

La Flûte Masul

flûte masul, instrument de la Musique Irakienne.

La Flûte Masul est bien moins connue que le Nay. Elle peut aussi être appelée Nay chez les Arabes mais il s’agit pourtant bien d’un instrument différent. Elle possède 7 trous et mesure environ 27 centimètre, ce qui la différencie bien du Nay, beaucoup plus grand. 

La flûte Masul est monocalame et se découpe dans les entre-nœuds de bambou, son embouchure est cependant oblique. Elle n’est pas jouée par toutes les populations du pays. Ainsi, seulement les Kurdes et les Arabes utilise la flûte Masul.

La Zurna peut aussi s’appeler Al-zurna. Cet instrument aérophone est un instrument à anches double, le rapprochant plus du hautbois que de la flûte. 

Il est très populaire dans le Monde Arabe. C’est aussi un des plus vieux instruments existant sur le sol Irakien. 

La Zurna s’utilise principalement pour des manifestations profanes mais rarement seule. En effet, elle est souvent accompagnée du tambour Tabl, qui lui, se charge de marquer le rythme pendant que la Zurna joue la mélodie.

Percussions

Le Daf est un instrument de type tambour rond sur cadre. Cet instrument de percussion se décline en 3 grands types distincts. Le daf simple, le daf à sonailles et celui à cymbalettes. C’est le dernier qui est utilisé par la communauté Yézidi en Irak. Les autres sont plutôt réservés aux autres populations. 

Mais, même si les dafs sont de différentes tailles et présentent des sonailles ou des cymbalettes, ils sont toujours constitués avec de la peau de mouton ou de gazelle. Il arrive aussi d’utiliser de façon très rare, de la peau de poisson pour les plus petits modèles.

Connu depuis l’Antiquité, le Riqq est un instrument de la famille des Percussions. Ressemblant un peu au Daf à cymbalettes, il est bien plus petit. En effet, le Riqq n’est pas un tambour sur cadre, mais un tambourin d’une vingtaine de centimètre de diamètre. 

Le Riqq s’utilise principalement dans la Musique Religieuse, la Musique Arabo-Andalouse. Il est aussi utilisé dans la Musique Irakienne. Attention cependant à ne pas le confondre avec le tambour Tar (et non le luth Târ). Contrairement à beaucoup d’autres percussions qui emploient des peaux de chèvres ou de moutons, le Riqq emploie des peaux de poissons ou de requin.

 

La Darbouka

Darbouka, percussion utilisée en Musique arabe.

La Darbouka est une des Percussions les plus connues dans le Monde. En effet, on la trouve dans tous les pays Arabo-Musulmans, mais aussi dans les Balkans. De plus, des compositeurs Européens comme Carl Orff et Jacques Ibert l’utilisent dans le passé. 

La Darbouka, du moins, ses ancêtres directs, sont originaires de l’époque de Sumer, en Irak, dès 1100 avant JC. La Darbouka se reconnaît facilement par sa forme en calice et est encore largement utilisée de nos jours.

Cordophones

Le Kanoun

Kanoun, cithare sur table présente dans la Musique Arabe.

Le Kanoun se trouve aussi dans plusieurs autres noms. Ainsi, Kanun, Quanoun, Qanun, Kanon ou encore Kalong, désignent le même instrument. À savoir, le Kanoun est un instrument à cordes pincées de la famille des Cithares sur table. Le Kanoun est un des instruments les plus répandu dans le Monde Arabe. 

On le trouve de l’Arabie à la Grèce en passant par le Turkestan. Attention, il ne faut pas le confondre avec le Santour Iranien, lui aussi présent dans la Musique irakienne. Le Santour, contrairement au Kanoun, est un instrument à cordes frappées et non pincées.

Aussi appelé Jawzah, le Djoza est une vièle à quatre cordes très ressemblante au Kamânche Iranien. 

Sa caisse de résonance fait partie d’une coquille de noix de coco recouverte de peau. 

Le Djoza est un des instruments traditionnels les plus en vogue pour accompagner les chants et les maqâmat. Il joue aussi souvent aux côtés du Santour.

Le Santour

Santour, un instrument à cordes frappées présent dans la Musique Irakienne et Iranienne.

Le Santour, très proche physiquement du Kanoun comme dit précédemment, est en réalité bien plus proche du piano. En effet, il partage des ancêtres communs avec le piano et le cymbalum. 

La joueur ne joue pas avec les doigts comme sur le Kanoun, mais à l’aide de petits marteaux. Le Santour serait cependant d’origine Iranienne même s’il est très vite intégré à la Musique Irakienne. 

Aussi, après s’est grandement effacé durant le Haut Moyen-Âge, le Santour réapparaît dans la Musique Tzigane et Juive

Parmi l’ensemble des instruments présents dans la Musique Irakienne, nous pouvons aussi retrouver le Tabl, un tambour cylindrique souvent associé à la Zurna mesurant une soixantaine de centimètres. En Irak, il est utilisé pour les fêtes et par toutes les communautés du pays. 

Le Tambur, aussi appelé de bien d’autres façons selon le pays dans lequel il se trouve, est une sorte de luth à manche long. On le trouve dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dans la Musique Kazakh, Turque, Iranienne jusque dans la Musique Chinoise. En Irak ce sont les Kurdes, les Yézidi et les Turkmènes qui l’utilisent. 

Le Oud est aussi un luth à manche long, mais cette fois ci dépourvu de frettes. Facilement reconnaissable grâce à sa caisse piriforme, il est largement répandu dans la Musique Arabe. 

Enfin, le dernier instrument à présenter rapidement est sans doute le Naqqara. Ce tambour hémisphérique apparenté à la Timbale se retrouve dans une grande partie du Monde Arabe mais est originaire d’Inde. Il se caractérise par la présence de deux tambours attachés entre eux, l’un étant plus petit que l’autre.

Quelques personnalités de la Musique Irakienne

Studio ROGZ te propose aussi un petit tour d’horizon de quelques grandes personnalités de la Musique irakienne. Bien évidement, il sera trop long de présenter toutes les personnalités Irakiennes qui ont joué un rôle dans l’Histoire de la Musique dans ce pays. Mais voici toutefois une petite sélection arbitraire :

Al Kindi

(790-874). Le véritable nom d’Al Kindi est Abu Yusuf Ya’qub ben Ishaq al-Kindi.

c’est peut être la personnalité la plus importante de l’Histoire Irakienne et pas seulement dans le domaine musical.

En effet, il ce philosophe originaire de Koufa, il s’intéresse au monde Hellénique, fera progresser les sciences et écrira plusieurs traités musicaux durant sa vie.

Fawzy Al-Aiedy

Né en 1950 à Basrah en Irak, Fawzy Al-Aiedy est un auteur-compositeur-interprète Irakien. Il est aussi considéré comme un des meilleurs joueurs de Oud.

En 2005, il est élu au Django d’Or dans la catégorie « Musique Traditionnelles du Monde ». Par la suite il remporte plusieurs autres prix musicaux.

Mohammad Amine Ezzat

Mohammad Amine Ezzat est le chef d’orchestre de l’orchestre symphonique de Bagdad. Ce dernier est en très grande difficulté économique.

Son rôle est absolument important pour la survie d’une formation musicale classique.

Kadhem Saher

Kadhem Saher Né en 1957 à Mossoul, une autre ville importante pour la Musique Irakienne,est une des plus grandes stars du pays.

Ainsi, avec ses talents de compositeur et d’interprète, il se hisse sur les devants de la scène Irakienne.

Bien d’autres personnalités sont à découvrir. Ainsi, Studio ROGZ a une petite surprise pour toi.

Découvre des chanteurs Irakiens

Studio ROGZ t'emmène en direction du site Arabic Mood afin que tu découvre une partie de la Musique Irakienne actuelle.

Pour Conclure

Le résultat est que l’Irak reste un pays encore fragile, mais ça ne l’empêche pas d’exprimer sa sensibilité musicale. Piochant un peu de toute part, la Musique Irakienne, bien que largement soumise à la Musique Arabe et Perse, développe sa propre identité.

Mais depuis peu, l’influence de la Musique Occidentale sur le pays transforme le paysage de la Musique Irakienne. Nous assisterons peut être ainsi à d’éventuels changements musicaux dans les années à venir?

Ce qui est sûr, c’est que l’Irak possède une Histoire fascinante, qui s’est largement immiscé dans sa conception musicale.

Sources:

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