Sheng

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Direction le continent Asiatique pour parler du plus ancien instrument polyphonique à anches libres. Il a surement été inventé par les Chinois. Il est très peu connu en Occident, mais est pourtant l’ancêtre de nombreux instruments. On trouve aussi le Sheng sous le nom “d’orgue à bouche”, mais cette dénomination regroupe en réalité plusieurs instruments proches utilisant les mêmes principes, et ce dans toute la région Asie de l’Est.

Il daterait d’environ 2000 avant J.C, et est même mentionné dans le Che-King (très ancien livre de Poésie). Ce serait grâce à Johann Wilde et le Père Amiot, que le Sheng (autrefois appelé “Shenghuang”, a pu être connu en Europe suite à leurs voyages en Chine entre la période de 1740 à 1777 où les premiers Shengs ont été ramenés chez les Européens. Bien qu’on pense que le Sheng était déjà connu dans certaines régions d’Europe, c’est après l’apport du Sheng par ces deux hommes en Europe, au début du 19ème siècle, que les instruments inspirés de celui ci allaient voir le jour, à savoir l’harmonica, l’harmonium et l’accordéon. Depuis 1950, il existe aussi des Sheng mécanisés à clavier.

Joueur de Sheng [Source]

Venons en à la confection du Sheng, qui n’est ni plus ni moins un réservoir en métal comportant entre 17 et 30 tuyaux en bois d’ébène, bien que quelques fois en métal. Chacun de ces tuyaux, est muni d’un petit orifice à couvrir avec les doigts (comme sur les traditionnelles flûtes) et bien-sûr, une anche libre. Le Sheng offre une polyphonie intéressante et surtout couvre une grande amplitude de sons grâce à ses nombreux tuyaux. Selon les différentes ethnies au sein même de la Chine, il est possible de trouver plusieurs sortes de Shengs. Ainsi, pour donner quelques exemples, le “Lusheng”, est un Sheng entièrement constitué de roseaux, avec 4 à 6 tuyaux pouvant atteindre plusieurs mètres. Le “Hulu Sheng”, se trouve plutôt en direction de la Thaïlande, et est constitué de calebasse, tout en possédant 5 tuyaux ou encore le “Yu”, qui lui est en bois mais avec de très nombreux tuyaux.

C’est un instrument d’accompagnement, même si quelques solistes émérites arrivent à créer de solos superbes avec cet instrument, la pratique du solo est quant à elle assez compliquée. Il accompagne généralement les autres flûtes, les petits orchestres, et biensûr les opéras Chinois. Au niveau du jeu, il peut être joué comme un harmonica (c’est à dire en aspirant ou en soufflant), mais le Sheng joue surtout des accords de notes, ce qui convient très bien pour l’accompagnement d’ailleurs.

Pour les intéressés, quelques extraits audio sont à disposition pour vous faire une idée de l’instrument en action:

Musicalement, Studio ROGZ.

  • Sources:

Image de couverture: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soprano_Keyed_Sheng.png

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