Cistre

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Instrument relativement récent sur l’échelle de l’Humanité puisqu’il ne fait son apparition qu’à partir du XVème siècle en Europe mais est encore assez bien répandu même si la guitare le devance largement. Il serait l’héritier d’un autre instrument, la citole. La popularité du cistre connais deux grandes phases : du XVIème au XVIIème siècle, c’est la plus grande période de popularité de cet instrument, la période pendant laquelle il évoluera le plus pour avoir les caractéristiques actuelles qu’on lui connaît. Très apprécié du peuple, il possède néanmoins un statut moins reconnu que le luth à l’époque. Bien que son engouement soit très grand à cet période, il tombe rapidement dans le désintérêt sans réelle raison apparente avant de refaire surface en 1770 où son intérêt revient avec force. Cependant, du fait de la forte demande du public, les compositeurs rivalisent d’imagination pour créer des œuvres toujours plus nombreuses, jusqu’à en perdre en qualité, de même que les facteurs d’instruments qui produisent des cistres moins soignés, ce qui semblerait expliquer l’estompement de l’intérêt de cet instrument dès les années 1800.

Facilement reconnaissable (même s’il ressemble assez à la guitare Portugaise) par sa caisse de résonance en bois arrondie et à fond plat, il était à l’origine constitué d’une seule et unique pièce de bois, avant de rejoindre les méthodes de fabrications des autres instruments à cordes, en lamellé-collé. La table d’harmonie est en bois de résineux (épicéa, sapin). Le manche comporte entre 15 à 20 barrettes incrustées marquant les demis-tons et le cheviller ne fait qu’un avec le manche. La forme du manche permet aussi un jeu rapide, en laissant le musicien placer rapidement ses doigts sur les touches. Derrière le chevillier, des ornementations sculptées souvent très soignées décorent l’instrument, et servent aussi à le suspendre.

Ornement sculpté de Cistre

Ornement sculpté de Cistre

Pour le cas des cordes, elles sont en laiton et en acier, au nombre de 10 (à l’origine, 3 cordes graves ont été rajoutées aux 7 cordes de base de l’instrument). Au départ, la division du manche était diatonique (la fameuse gamme de 7 notes DO-RÉ-MI-FA-SOL-LA-SI ) puis devint Chromatique, donc à 12 notes par la suite.

Dès les années 1970, des luthiers comme Stefan Sobell ont commencé à adapter les Cistres aux musiques Celtiques (cistre = cittern). La caisse ronde et plate est conservée, mais les innovations techniques apportées sur les bouzoukis et mandolines (d’autres instruments traditionnels à cordes) permirent au Cistre d’avoir une très bonne projection sonore, et de devenir intéressant pour les accompagnements de musique traditionnelles. Parmi les innovations marquantes, on compte : les barrages de caisses, mécaniques à bain d’huile et les cordes phosphore-bronze.

Il existe plusieurs accordages possibles, mais le jeu principal de cet instrument se joue surtout en accords brossés, beaucoup plus rarement en picking. Comme la guitare, il se joue avec un plectre mais en bec de plume pour les puristes, cependant l’usage du médiator est assez répandu, et il est même possible, dans les cas plus rares, de le voir se jouer avec un bottleneck.

L’instrument est encore pratiqué au Portugal, en Irlande, en Corse, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Bretagne, en Ecosse, et aux Etats-Unis.

Pour les quelques curieux voulant entendre les sonorités du cistres, voici quelques liens:

 

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